Faits et chiffres sur la haute mer

Le saviez-vous ?

  • 165 pays ont ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer mais pas les Etats-Unis.
  • Les deux plus grands territoires marins du monde sont les Etats-Unis puis la France (10 millions de km² dans l’Atlantique, Méditerranée et mer du Nord, auquel s’ajoute l’outre-mer dans le Pacifique, Caraïbes, océan Indien et océan Austral).
  • Les petites îles possèdent souvent des territoires marins immenses. La superficie du territoire océanique de Polynésie Française, par exemple, s’étend à lui seul sur une surface équivalente à celle de l’Europe !
  • Lorsque le plateau continental (plateforme d’une profondeur de 200m environ) qui longe les côtes d’un Etat est plus large que 200 milles, ce pays peut demander l’extension de sa ZEE  jusqu’à 350 milles. 
  • Une étude publiée en 2006 montre que les populations de 5 espèces de poissons d’eau profonde (dont le hoki et le grenadier de Berglax) ont chuté de 87 % à 98 % entre 1978 et 1994.
  • En décembre 2008, les pays qui pêchaient en eaux profondes en haute mer se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures afin de limiter leur impact et abandonner les pratiques trop destructrices pour les espèces et les milieux.
  • La biodiversité marine peut être une ressource pour la pêche, mais aussi à l’origine de nouvelles molécules pour la fabrication de médicaments, de produits de beauté, de produits chimiques, etc. On estime que déjà 50 % de traitements contre le cancer sont tirés d’organismes marins.
  • Des conventions régionales gèrent la protection des eaux nationales, mais aussi de zones de haute mer ; l’OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est) rassemble 15 pays pour préserver l’environnement et la santé humaine dans une région qui s’étend de l’Arctique au golfe de Gascogne. 
  • A plus de 2 000 m de fond, les moyens qui doivent être déployés pour l’exploitation des ressources minérales sont très complexes et aujourd’hui, seul un petits nombre d’Etats industrialisés pourraient maitriser ces techniques.
  • Un seul site d’encroûtement de cobalt pourrait fournir un quart des besoins mondiaux en cobalt. Ce minéral entre dans la fabrication d’alliages métalliques ou de peintures.
  • L’océan profond cache des  réserves d’énergie potentielles (hydrocarbures, hydrates de méthane, hydrogène)qui seraient suffisantes pour assurer le développement d’une humanité en pleine croissance pendant des siècles…
  • Tous les dix ans, la  frontière pour l’extraction du pétrole sous-marin profond est repoussée de 1 000 m (3 000 m de fond en moyenne aujourd’hui) et les projets d’extraction peuvent se faire de plus en plus loin des côtes. Dans les hautes mers des permis de prospection ont été déposés par la Chine et l’URSS en 2011.
  • Le développement d’énergies renouvelables d’origine marine comme celle des vagues ou des courants est sans doute une voie d’avenir. 
  • Tous les océans communiquent entre eux. L’eau et la faune circulent librement de l’un à l’autre. Cela signifie que tout ce qui affecte une partie de l’Océan mondial peut avoir des conséquences dans les autres régions maritimes.
  • Le développement des activités maritimes a augmenté le nombre de  conflits, d’espèces surexploitées, d’accidents maritimes et de pollutions. Une gestion internationale des océans est donc indispensable.
  • Le Tribunal international du Droit de la Mer est basé à Hambourg, ville portuaire d’Allemagne. Il est chargé de régler les conflits qui pourraient survenir entre deux pays portant sur le respect de la Convention du droit de la mer. 
  • En l’an 2000 un grand programme scientifique appelé The Census of Marine Life a été lancé pour identifier les espèces marines. Chaque année environ 1 650 nouvelles espèces sont découvertes dans l’océan. 230 000 espèces marines ont été identifiées sur les millions qui existent sans doute… On estime connaître à peine 1% des bactéries marines ! En général pour les espèces planctoniques, on estime qu’on ne connaît que 20 à 30 % des espèces.
  • Une espèce vivant à 2 000 m de fond a cinquante fois plus de chance d’être nouvelle pour la science qu’une espèce prélevée à 50 m de profondeur !  
  • Les experts du GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat) estiment que l’océan mondial s’est déjà réchauffé jusqu’à 3 000 de fond !
  • La convention de Londres, établie en 1972, interdit l’immersion volontaire de certains déchets dangereux en mer. Elle a été ratifiée par 86 pays, en 2008. 36 nations ont aussi adhéré au protocole de 1996 qui interdit le rejet des déchets industriels et nucléaires dans l’océan.
  • Au milieu du Pacifique, une gigantesque accumulation de déchets baptisée « le 7e continent de plastique » s’est créée.  Il s’agit plutôt d’une multitude de micro particules de plastiques, en suspension à la surface ou jusqu’à 30 mètres de profondeur. On retrouve le même phénomène dans l’Atlantique.
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